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Engrais de recyclage (2/2). Obtenir un matériau de bonne qualité

Pour disposer d’un compost ou digestat de qualité, il faut que la matière de base le soit également. Les entreprises qui collectent les déchets verts font un gros travail de tri avant de pouvoir débuter le recyclage.

L’usine de méthanisation Satom SA reçoit une part importante de déchets non recyclables qu’elle doit trier puis faire incinérer.S. Deillon

Sarah Deillon

Sarah Deillon

4 avril 2024 à 09:52, mis à jour le 8 avril 2024 à 08:40

Temps de lecture : 4 min

La production d’engrais recyclés est réglementée, les entreprises de méthanisation et de compostage se doivent donc de respecter certaines lois pour pouvoir atteindre la qualité exigée. Elles ont notamment l’obligation de séparer les éléments indésirables des substrats organiques. Il s’agit de la première étape à réaliser après la réception de la marchandise car, sitôt que le processus de recyclage est entamé, une séparation efficace n’est plus vraiment possible. D’ailleurs, il est aussi stipulé dans l’Ordonnance sur la limitation et l’élimination des déchets (OLED) que chaque arrivage doit être conforme et donc qu’il n’est pas possible de faire de la dilution entre un arrivage propre et un autre contenant des corps étrangers.

Déchets dans les sols

Selon l’annexe 2.6 de l’Ordonnance sur la réduction des risques liés aux produits chimiques (ORRChim), les substances étrangères (métal, verre, vieux papier, carton, etc.) dans les composts et digestats ne doivent pas excéder 0,4% du poids de la matière sèche; la teneur en feuilles d’aluminium et en matières synthétiques ne doit pas dépasser 0,1% du poids de la MS et la teneur en pierres avec un diamètre de plus de 5 mm doit être aussi faible que possible. Pour l’agriculture biologique, cette limite est encore plus stricte et ces tolérances sont divisées par deux.

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