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Production végétale. Les conditions-cadres doivent être améliorées

Plus d’aliments d’origine végétale dans nos assiettes: cette demande est omniprésente. Les objectifs de durabilité de la Confédération sont clairs et ambitieux. Pour les atteindre, il faut augmenter la production et la consommation d’aliments d’origine végétale, soutiennent les organisations de production végétale, IP-SUISSE et de l’Union suisse des paysans (USP).

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18 juin 2024 à 14:42

Temps de lecture : 3 min

La stratégie climatique de la Confédération accorde une grande importance à la production de denrées alimentaires végétales destinées à l’alimentation humaine directe pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et augmenter la sécurité alimentaire. Paradoxalement, les conditions-cadres actuelles ne contribuent pas à ce que les exploitations agricoles atteignent ces objectifs, déplorent les organisations de production végétale, IP-SUISSE et de l’USP dans un communiqué commun publié mardi 18 juin.

La réalité est que la production végétale est même en baisse, notamment en raison du manque de possibilités de protéger les cultures contre les organismes nuisibles.

Risques plus élevés

Ces dernières années, l’agriculture a pu réduire considérablement les risques environnementaux liés à l’utilisation de produits phytosanitaires. Des objectifs centraux du Plan d’action national produits phytosanitaires sont aujourd’hui atteints. C’est ce que confirme le Conseil fédéral dans son premier rapport intermédiaire au sujet de ce plan.

De l’autre côté, la protection des cultures est devenue plus complexe et les exploitations agricoles sont exposées à des risques toujours plus grands et ainsi à des dommages économiques. «Il ne faut pas se contenter de parler de l’importance d’une alimentation végétale en Suisse, mais d’agir», appellent les organisations de production végétale, IP-SUISSE et l’Union suisse des paysans.

Solutions adaptées à la pratique

Selon ces derniers, les conditions nécessaires à une production végétale forte et surtout durable en Suisse doivent être créées. Concrètement, «il faut mettre sur pied un processus d’homologation des produits phytosanitaires fiable et efficace, incluant également les alternatives de lutte biologique. L’autorisation de ces moyens de protection alternatifs et biologiques doit être simple et nécessiter moins de charge administrative.»

En outre, la recherche en production végétale et surtout la sélection variétale devraient être renforcées afin de mettre à disposition des solutions adaptées à la pratique. En tant que telles, les variétés robustes constituent la base d’une production durable. Les nouvelles méthodes de sélection en tant qu’outil doivent être réglementées de manière pragmatique. Ainsi, la production végétale et avec elle toute la chaîne de production, serait assurée de manière durable et orientée vers l’avenir en Suisse, assure le communiqué.

Lacunes importantes

La situation actuelle de la production végétale a été analysée avec l’appui d’experts. Dans plus de 100 cas, des lacunes ont été constatées dans la protection des cultures. Par exemple, il n’existe pas de possibilité de protection suffisamment efficace contre les vers fil de fer dans les pommes de terre. Les dégâts causés par les vers fil de fer font aujourd’hui partie des plus importants sur le plan économique dans la culture des pommes de terre, selon les organisations de production végétale, IP-SUISSE et l’USP.

En arboriculture et pour les petits fruits, la drosophile du cerisier cause depuis des années des dégâts majeurs, allant jusqu’à la perte totale de récoltes sur les arbres à haute tige. Là aussi, il manque toujours une possibilité de protection efficace. «Ces défis concernent de plus en plus de cultures», souligne le communiqué.

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