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Protection du maïs. Un nouveau répulsif contre les oiseaux vient d’être autorisé pour 2024

La gamme de répulsifs contre les corvidés s’est réduite. Dans le maïs, Korit 420 FS est devenu le seul traitement efficace autorisé. C’était sans compter l’arrivée d’Ibisio. Mais le recul manque.

Les corbeaux et les corneilles s’attaquent au tournesol et au maïs du semis jusqu’au stade quatre feuilles.Agri

Pauline Clerc

Pauline Clerc

16 avril 2024 à 00:00

Temps de lecture : 4 min

Ces dernières années, la liste de produits à effet répulsif contre les dégâts d’oiseaux a été considérablement restreinte. Les corvidés en profitent pour s’attaquer aux cultures qui étaient jusqu’alors protégées par l’enrobage des semences avec des produits de synthèse. Dans la culture du maïs, Korit 420 FS est le seul traitement homologué qui a déjà fait preuve d’une certaine efficacité. "Le hic, c’est qu’on ne sait pas jusqu’à quand on y aura droit", rapporte Raphaël Grandgirard, collaborateur scientifique à la production végétale de l’institut agricole de Grangeneuve. La Suisse devrait suivre les futures décisions européennes en la matière.

Afin de pallier le manque, de nouvelles solutions sont développées par les firmes. Ibisio, proposé par Bayer, vient d’obtenir une homologation d’urgence pour les semences de maïs et de tournesol, qui devrait s’étendre jusqu’au 31 août 2024. Du côté de l’institut agricole de Grangeneuve, pour des raisons de calendrier, le produit d’enrobage des semences a été découvert alors qu’il arrivait sur les marchés. "Dans la mesure du possible, nous aimerions tester les produits avant leur mise à disposition, mais les entreprises n’ont aucune obligation de procéder de cette manière." Les cultivateurs devront eux-mêmes s’essayer à Ibisio. Raphaël Grandgirard se souvient: "Il y a deux ans, le fortifiant végétal Initio, destiné notamment au maïs, avait fait un flop". Cette année, il y aura peut-être des réticences vis-à-vis d’Ibisio, rapporte le spécialiste.

Selon Kevin Braendli, chef de marketing à Bayer, les données de test ont été mises à la disposition d’Agroscope dans le cadre du processus d’approbation. "Durant cette phase, il n’appartient pas à l’institut de recherche fédéral de mettre en place ses propres expériences", rapporte Kevin Braendli. Au cours de la saison 2024, Agroscope examinera le nouveau produit sur certains de ses sites.

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