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Dossier

Frais d’exploitation. Baisser sa consommation de carburant

Dans les exploitations, la mise en œuvre de mesures permettant de réduire l’utilisation de carburant n’est généralement pas encore une priorité. Il s’agit pourtant d’un poste onéreux pour l’exploitant. Les pistes proposées sont applicables par tout un chacun.


Sarah Deillon

Sarah Deillon

29 septembre 2023 à 14:58

Temps de lecture : 5 min

Les tracteurs et les machines de récolte sont l’un des postes les plus gourmands en carburant d’une exploitation. Mais il existe un important potentiel d’amélioration. En prenant quelques mesures, la consommation de diesel du tracteur peut en effet être réduite de 20 à 30%, faisant ainsi baisser les dépenses en carburant qui représentent environ 40% des coûts d’exploitation du véhicule. "Pour un tracteur de 80 kW, utilisé 500 heures par an, et dont la consommation annuelle de diesel est de 4800 litres (prix du diesel: 2,1 fr./l), la mise en œuvre des mesures permet d’économiser entre 2000 et 3000 fr. par an (ou 960 à 1140 l de diesel)", donne en exemple AgroCleanTech, plateforme d’information axée sur la pratique qui soutient les acteurs du monde paysan en matière de protection du climat, d’efficience énergétique et d’énergies renouvelables. Elle a choisi de se faire l’avocat de ses énergies et espère réussir à sensibiliser davantage le monde agricole à cette thématique.

Des postes gourmands

Dans un rapport réalisé en collaboration avec énergiesuisse, AgroCleanTech mentionne que "36% de la consommation d’énergie directe de l’agriculture (3805 kWh/ha au total) sont imputables à la consommation de carburant (environ 150 millions de litres par an)". Le poste principal étant les véhicules agricoles. Pour une exploitation suisse de taille moyenne qui comprend 23 ha de SAU (15 ha de cultures et de fourrages, 8 ha de prairies naturelles) et des vaches (23 UGB), le besoin est estimé à 5000 l de diesel/an, ce qui correspond à environ 225 l/ha. La consommation fluctue selon le type de travaux à effectuer (puissance nécessaire variable) et le nombre d’heures de travail. Ces deux derniers facteurs dépendent à leur tour du secteur d’activité et de la taille de l’exploitation. Puis, pour chaque secteur d’activité, la consommation varie encore selon les cultures implantées et les surfaces.

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