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Innovation. Une poudre de petit-lait vitaminée pour aider les sportifs à récupérer

Des scientifiques se sont penchés sur le lactosérum pour fabriquer un complément alimentaire pour les sportifs. Le petit-lait, de plus en plus difficile à valoriser, a peut-être trouvé un nouveau débouché.

Le prototype du complément alimentaire Lacto+, ici dans la main du chercheur Stéphane Canarelli, a nécessité deux ans de recherche.P. Clerc

Pauline Clerc

Pauline Clerc

27 juin 2024 à 16:10

Temps de lecture : 3 min

«Aux États-Unis, 70% des gens prennent des compléments alimentaires», observe Stéphane Canarelli, responsable du projet Lacto+. «En Suisse, c’est près d’un tiers de la population, selon la dernière étude de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires. Il suffit de jeter un œil à nos rayons de supermarchés: les protéines en poudre et les boissons vitaminées prennent une place toujours plus grande.» Face à ce marché croissant, l’équipe de la fondation Swiss Nutrition and Health (SNH) a abouti, en avril dernier, à l’élaboration d’un nouveau prototype de complément alimentaire pour les sportifs. À base de petit-lait, il intègre d’autres ingrédients naturels qui apportent des lipides et des antioxydants. Ces composants sont également issus de biomasses locales peu ou pas valorisées, telles que des huiles végétales. Mais pour l’heure, la recette reste secrète. Un dépôt de brevet se dessine peut-être.

Agri & Food, la stratégie agroalimentaire du Canton de Fribourg, a financé Lacto+ à la suite d’un appel à projet remporté par la SNH. Le premier prototype aura mis deux ans à émerger. «Cela n’a pas été évident. Nous avons dû faire beaucoup de changements dans notre formule», rapporte Stéphane Canarelli. La difficulté consiste à combiner les différents ingrédients.

Dans Lacto+, les protéines du lactosérum servent à stabiliser les complexes formés avec divers principes actifs. Après l’effort, celles-ci fournissent aussi les acides aminés nécessaires à la réparation musculaire. La compagnie Translait, très impliquée dans la transformation des coproduits laitiers, est chargée de fournir le petit-lait issu des fromageries fribourgeoises. Après l’élaboration du complexe, le séchage est réalisé à la tour de l’institut agricole de Grangeneuve.

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