Logo

Animaux

Grippe aviaire. Même si les risques de H5N1 sont faibles, la vigilance est de rigueur

Des experts suisses ont mis en lumière les défis et les incertitudes sur le H5N1 chez les bovins. La surveillance, la recherche et la prévention sont essentielles pour maîtriser la situation.

Agri

Pauline Clerc

Pauline Clerc

17 juin 2024 à 09:34

Temps de lecture : 4 min

En réaction à la détection de la grippe aviaire (H5N1) chez des bovins laitiers aux États-Unis, des scientifiques suisses se sont réunis en ligne, le mardi 28 mai 2024, devant plus de 200 auditeurs. Les conférences ont permis de faire le point sur la situation et les conséquences potentielles pour la Suisse. L’évènement a été organisé par le Centre multidisciplinaire des maladies infectieuses de Berne (MCID) et le Centre des maladies virales émergentes de Genève (GCEVD). La modération a été assurée par les professeurs Volker Thiel et Isabella Eckerle.

Martin Beer, professeur à l’Institut Friedlich-Loeffler en Allemagne, a présenté un historique de la grippe H5N1. Depuis sa détection en Chine en 1996, ce virus a causé des dégâts importants à la faune aviaire dans le monde, avec des centaines de millions d’oiseaux infectés et plus de 150 millions de morts. Le virus touche principalement les oiseaux, mais aussi les mammifères carnivores, marins et terrestres qui entrent en contact avec des oiseaux infectés. Les élevages de volailles ont subi des mortalités très élevées. Il y a eu des cas de propagation dans les élevages d’animaux à fourrure, comme en Finlande et en Espagne, où des mesures drastiques ont été nécessaires pour éradiquer le virus.

Ce clade est moins pathogène pour les humains, avec moins de vingt cas signalés à ce jour et une évolution généralement bénigne. Le virus a récemment été détecté chez des vaches laitières aux États-Unis, où il se multiplie dans la mamelle, entraînant des infections par le lait. Des cas de conjonctivite humaine bénigne ont été annoncés. En Europe, la situation est stable, sans cas rapporté chez les vaches.

Cet article vous intéresse ?

Abonnez-vous dès maintenant pour accéder à tous nos articles et médias.

Les bonnes raisons de s’abonner

  • Accès illimité aux contenus réservés aux abonnés

  • Accès au journal numérique dès 5h

  • Livraison à domicile chaque vendredi


Déjà abonné(e) ? Se connecter