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Construction

Neuchâtel. Nouveaux crédits pour les améliorations structurelles

Les députés neuchâtelois ont accepté mardi à l’unanimité deux crédits d’un total de 28,5 millions de francs, visant à subventionner des constructions rurales ou des travaux d’améliorations foncières.

Le Grand conseil neuchâtelois a accepté d’allouer 28,5 millions de francs aux améliorations structurelles.Agri

ATS

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28 mai 2024 à 16:19

Temps de lecture : 2 min

«On veut maintenir une production alimentaire pour la population, mettre en œuvre le plan climat, renforcer l’approvisionnement énergétique, réduire les biocides et promouvoir la biodiversité», a déclaré le conseiller d’État Laurent Favre, en charge de l’environnement. Les adaptations des constructions rurales sont donc nécessaires. Les montants permettront également de renforcer la production photovoltaïque sur les bâtiments agricoles et la plantation de vergers haute tige.

«On va jouer un rôle de pionnier en renforçant la pose de panneaux photovoltaïques sur les grands toits des fermes lors d’agrandissements», a ajouté le conseiller d’État. Les crédits votés permettront aussi notamment d’agrandir des fosses à purin et de renforcer l’adduction en eau.

Les crédits vont générer des investissements totaux pour plus de 68 millions de francs et comprennent 14 millions de francs de contributions fédérales. Concrètement, un crédit de 12,4 millions va servir à subventionner des constructions rurales et 16,1 millions à des travaux d’améliorations foncières.

Vergers haute tige

Les députés ont toutefois refusé par 62 non et 37 oui de classer une motion populaire, émanant de 263 citoyens, demandant notamment la pérennisation et le développement des vergers haute tige, des arbres fruitiers isolés ou en allées et le soutien à la filière arboricole tant professionnelle qu’amateur. La gauche et le groupe Vert’libéral-Le Centre se sont opposés au classement de la motion.

Si le crédit va permettre de soutenir la constitution de vergers haute tige, il s’agit également de pérenniser les hautes tiges existantes, qui ont une «valeur inestimable pour la diversité des espèces», a déclaré Céline Barrelet (Vert-e-s).

Laurent Favre a plaidé en vain pour le classement. Selon lui, les vergers risquent naturellement de disparaître après des décennies, donc il vaut mieux inciter à replanter. «Notre subvention de 100 000 francs sur quatre ans n’est pas rien».

Le conseiller d’État a ajouté qu’il existe déjà des moyens de protéger les vergers actuels en demandant des soutiens fédéraux, en lien avec les paiements directs liés à la biodiversité. Des aides cantonales peuvent être aussi sollicitées dans le cadre d’améliorations structurelles ou de développement régional pour mettre en place par exemple un pressoir.