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Politique agricole

Numérique. Les revendications agricoles retardent la mise en œuvre de Digiflux

La résolution portée par le groupe Révolte agricole Suisse exige l’abandon de l’introduction de Digiflux. Depuis, Berne a annoncé l’ajournement du projet. Les inconnues continuent à susciter le débat.

La gestion des données soulève également des interrogations.iStock

Pauline Clerc

Pauline Clerc

13 mars 2024 à 16:12, mis à jour à 16:21

Temps de lecture : 3 min

"Nous avons été entendus, mais avons-nous été écoutés?" C’est la question que se pose Arnaud Rochat après avoir porté, avec d’autres délégués du groupe Révolte agricole Suisse, une dizaine de revendications devant l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG), le lundi 11 mars 2024. Cet employé sur une exploitation laitière, devenu la figure de proue du mouvement des contestations rurales, attend des propositions concrètes de la Confédération. Face aux pressions, l’OFAG a déjà montré des signes de bonne volonté en annonçant, le vendredi 8 mars, l’ajournement de la plateforme Digiflux. "Nous gagnons une année. Mais la mise en pratique soulève encore bien des questions", remarque Arnaud Rochat.

Vers plus de transparence

Pour rappel, l’initiative parlementaire 19.475 a prévu en 2021 une déclaration obligatoire concernant les produits phytosanitaires (PPh) et les éléments fertilisants. Son but est de favoriser la transparence sur les recours aux intrants. Pour répondre à cette attente, l’OFAG élabore l’application web Digiflux. Avant l’adaptation du calendrier, le logiciel devait être en partie lancé en 2025. Dorénavant, les commerçants devront enregistrer sur Digiflux les livraisons de PPh et de fertilisants aux utilisateurs professionnels à partir du 1er janvier 2026. Les agriculteurs et les autres utilisateurs devront communiquer sur leur emploi de PPh à partir de 2027.

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