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Interview. «Les procédures administratives sont devenues folles»

Directeur d’AgriGenève depuis 2001, FRANÇOIS ERARD cédera son poste à la fin du mois à Héloïse Candolfi après 23 ans d’une carrière dédiée à l’agriculture genevoise et à la défense des intérêts des paysannes et des paysans. Élu en 2023 au Grand Conseil pour Le Centre, c’est à travers son mandat de député qu’il poursuivra désormais son engagement au service des métiers de la terre.

François Erard: «Genève forme un bassin de chalandise de 550 000 habitants, offrant de grandes opportunités de marché. Ce qui explique que nous avons une agriculture très dynamique et inventive».A.-X. Wurst

Propos recueillis par Alain-Xavier Wurst

Propos recueillis par Alain-Xavier Wurst

27 mars 2024 à 15:52

Temps de lecture : 12 min

Un vent de colère souffle sur l’agriculture suisse au moment où vous quittez vos fonctions, et Genève n’échappe pas à ce mouvement. Que vous inspirent les événements de ces derniers mois et semaines?

Cette colère est légitime. En bruit de fond, on entend une révolte contre le manque de reconnaissance du métier d’agriculteur. Nous avons subi deux années d’initiatives pendant lesquelles les paysans ont été montrés du doigt, comme s’ils étaient responsables de tous les problèmes environnementaux du pays. Même si nous avons gagné dans les urnes, les blessures sont encore profondes. Plus tôt, lors du Covid-19, on a cru que l’afflux des gens à la ferme permettrait d’établir un lien social et économique pérenne entre citadins et paysans. Il n’en a rien été. Dès l’ouverture des frontières, le tourisme d’achat a repris de plus belle. Et maintenant viennent la question des prix, l’érosion des revenus et cette paperasserie administrative qui submerge et étouffe nos métiers. Ce que nous vivons aujourd’hui est le contrecoup de ces dernières années.

Entre votre arrivée en 2001 et aujourd’hui, quelles sont les grandes étapes qui ont jalonné l’agriculture genevoise?

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