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Suisse

Entrepreneuriat. «Les femmes cheffes d’exploitation ont besoin d’avoir leur propre voix»

La sociologue Sandra Contzen explique pourquoi seulement 7% des exploitations suisses sont dirigées par des femmes, et ce qui doit changer. L’Année internationale des agricultrices 2026 pourrait marquer un tournant.

Sandra Contzen mène depuis plus de 20 ans des recherches sur le rôle des femmes dans l’agriculture. À la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires (HAFL), elle dirige, en collaboration avec l’association d’utilité publique Vision Landwirtschaft, un projet visant à mettre en réseau et à rendre visibles les agricultrices. DR

Propos recueillis par Simone Barth, Bauernzeitung. Traduction et adaptation Ludovic Pillonel

Propos recueillis par Simone Barth, Bauernzeitung. Traduction et adaptation Ludovic Pillonel

Aujourd’hui à 08:06, mis à jour à 08:34

Temps de lecture : 15 min

En France, beaucoup plus de femmes se désignent comme «agricultrices» et les différentes fonctions au sein des exploitations sont clairement réglementées. Une épouse peut y travailler pendant cinq ans au maximum en tant qu’«aide familiale», c’est-à-dire en tant que main-d’œuvre familiale non rémunérée. Passé ce délai, elle doit soit changer complètement d’activité, soit adopter un autre statut officiel. Un tel modèle pourrait également être intéressant pour la Suisse. La coexploitation serait clairement réglementée. Et les coresponsables d’exploitation ainsi que les personnes issues d’autres secteurs seraient également plus visibles.

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