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C’est la vie

Flavien Desbiolles. Plusieurs cordes à son arc

Éleveur d’Aubrac à Meinier (GE), Flavien Desbiolles a également créé une entreprise de transport, travaux et bois de chauffage. Une diversification qui lui permet de maintenir son exploitation agricole, sa vraie passion.

Flavien Desbiolles et son fils Louis. Le jour de la photo, la maman, Aurélie, cavalière hippique chevronnée, participait à un concours de sauts d’obstacles.Photos: Alain-Xavier Wurst

Alain-Xavier Wurst

Alain-Xavier Wurst

29 avril 2024 à 16:17

Temps de lecture : 5 min

Avec le parcours de Flavien Desbiolles, on ne sait par où commencer, tant ce jeune quadragénaire a de cordes à son arc. Agriculteur, bûcheron, boucher, maçon, transporteur routier… Les compétences de cet esprit entrepreneur et indépendant sont multiples. Mais sa passion, ce sont les vaches, qu’il élève depuis plus de vingt ans à Meinier (GE) dans le sillon d’une longue tradition familiale remontant à plusieurs générations. «J’ai eu des Highland, des Vosgiennes et puis mon père a été l’un des premiers importateurs d’Aubrac en Suisse», explique Flavien Desbiolles. «C’est une belle race, assez charpentée et bien adaptée à la montagne.»

Le troupeau de 8 mères et les veaux vont alper en Valais. Dans l’année, elles sortent tous les jours. Un projet serait d’agrandir les bâtiments de la ferme pour accueillir plus de vaches.
Le troupeau de 8 mères et les veaux vont alper en Valais. Dans l’année, elles sortent tous les jours. Un projet serait d’agrandir les bâtiments de la ferme pour accueillir plus de vaches.

Sur son exploitation de 8 hectares avec vue sur le Salève et le Mont-Blanc – «C’est vrai qu’ici, on est dans un petit paradis» – il se consacre plus aux naissances qu’à l’engraissement: «La chance que j’ai avec mes vaches, c’est qu’elles sont nées à Meinier, elles grandissent à Meinier et elles sont abattues à Meinier. Zéro stress animal et pour le bilan carbone, on est bon.» La reproduction se fait surtout par monte naturelle. Mais il conserve encore des semences de Helvétique, feu le magnifique taureau qui fut champion de la race Aubrac au Concours générale agricole de Paris, en 2017. «Pour mon père, disparu il y a trois ans, ce résultat est la plus belle chose qui lui soit arrivée», sourit Flavien Desbiolles avec une pointe d’émotion.

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