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Une garde en stabulation comme au pâturage


Chez Gaby et Gisèle Rais, les chevaux Franches-Montagnes sont un pilier de l’exploitation agricole depuis quarante ans. Encouragé par la motivation de ses trois filles, le couple a construit une stabulation pour une quarantaine de chevaux en 2016.


Garde de chevaux


Bien que la météo ait annoncé d’importantes chutes de neige, le soleil brille au hameau des Cufattes (JU) en cette froide journée de décembre. Gaby Rais et sa fille Lise relèvent le filet brise-vent qui s’étend sur toute la façade sud de l’imposant bâtiment construit en 2016. A l’intérieur, une trentaine de chevaux répartis en quatre lots vaquent à leurs occupations. Lise Rais ouvre la barrière de l’un des groupes afin que les chevaux puissent s’ébattre dans la neige avant le retour de la pluie. «Même s’ils disposent d’une importante liberté de  m0uvement en stabulation, ils ont besoin de sortir courir au grand air.»

Ici, la détention des équidés se base sur leurs besoins naturels. Chaque lot de 7 à 10 bêtes dispose d’une aire paillée et d’une aire d’affouragement bétonnée. La hiérarchie se fait naturellement et il est important d’équilibrer les groupes afin que chaque animal y trouve sa place. «Les chevaux passent toute la belle saison en troupeau dans les pâturages boisés. Lorsque nous les rentrons, nous essayons de composer des groupes semblables à ceux qui se forment naturellement au pâturage», précise Gaby Rais.

L’importance de la hiérarchie
Ainsi, ils sont répartis selon leur âge, leur caractère ou leurs affinités afin d’éviter qu’un individu ne soit  méprisé par ses pairs. «Il est évident qu’en stabulation chaque animal doit se faire une place. Ce n’est pas comme dans un box où un cheval peut se nourrir sans concurrence», relève Lise Rais.

La jeune éleveuse précise que la détention en groupe fonctionne bien si les chevaux disposent de place et de nourriture en suffisance. «Certaines de nos juments habituées à avoir leur propre espace en hiver étaient un peu anxieuses l’année passée, mais elles se sont vite habituées au nouveau bâtiment. Par contre, si un cheval rejoignait l’exploitation durant l’hiver ou si un animal devait être momentanément séparé, nous aurions avantage à le garder en box jusqu’au printemps, afin de l’intégrer dans le groupe au pâturage», ajoute Lise Rais.

Un bâtiment mécanisable
La garde de chevaux en stabulation nécessite une quantité de paille plus importante qu’en box, où la litière et le crottin peuvent être séparés lors de l’entretien quotidien. Chez les Rais, l’aire d’alimentation est raclée une à deux fois par semaine à l’aide du tracteur. Le fumier qui s’accumule dans la litière profonde doit être vidé tous les trois mois. Les six boxes qui accueillent les juments poulinières durant quelques semaines lors des mises-bas sont équipés de parois amovibles sur rail, ce qui permet de vider la litière avec le tracteur.

Des poulains en groupe
Lorsque les poulains sont suffisamment vifs, ils rejoignent la stabulation avec leur mère. Un lot est créé afin de grouper les mères et leurs petits. Lise Rais note que les poulains ont des besoins bien spécifiques: «Contrairement aux chevaux adultes qui se couchent rarement, les poulains apprécient l’aire paillée pour se reposer. Il est important de les détenir en groupe dans un lot composé de juments suitées».
BS, 15 décembre 2017
 

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Différentes activités à la ferme

Bien que les chevaux occupent une place importante sur le domaine de la famille Rais, ils partagent les vastes pâturages communaux et les trente hectares de l’exploitation avec 20 à 25 vaches laitières. Le lait livré à la fromagerie de Saignelégier est destiné à la production de Tête de Moine AOP.

Gaby Rais a repris l’exploitation de son grand-père en 1975. Le domaine de treize hectares qui comptait quatre à cinq vaches et quelques jeunes bovins d’élevage n’était alors pas viable. A cette époque, les travaux agricoles s’effectuaient entièrement à l’aide des chevaux. Gaby Rais décida de les utiliser afin de proposer des activités agritouristiques. Au début, les gens prenaient place sur un char à foin, avec des bottes de paille recouvertes d’une couverture en guise de siège.

Attaque de train
Aujourd’hui, l’activité équestre s’est bien développée et les Rais proposent des pensions pour chevaux  retraités, des tours en calèche avec apéritif ou fondue, des balades pour débutants ou cavaliers expérimentés ainsi qu’un logement de vacances. Depuis dix-neuf ans, la famille organise, en collaboration avec les Chemins de fer du Jura, une activité unique en Suisse: l’attaque de train. Elle a également mis sur pied un concept d’attaques de calèches, particulièrement demandé pour les enterrements de vie de jeune fille ou de garçon et les sorties d’entreprise.

Chaque année, sept à huit poulains naissent sur l’exploitation. A l’automne, une partie des poulains est  destinée à l’abattoir alors que les sujets les plus prometteurs sont gardés pour l’élevage. Les jeunes chevaux sont travaillés sous la selle comme à l’attelage et passent un test en terrain à l’âge de trois ans. Ils continuent leur apprentissage un à deux ans sur l’exploitation en prenant part aux diverses activités agritouristiques, avant d’être mis en vente.
BS, 15 décembre 2017
 

 

 

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