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Le gamaret, vin suisse par excellence


Apparu il y a moins d’une trentaine d’années dans les vignobles romands, puis sur les cartes des restaurants, le gamaret s’est imposé comme un vin définitivement suisse. La culture favorable de ce cépage a rapidement conquis les vignerons.


Le gamaret, vin suisse par excellence


’il fallait une preuve des efforts des vignerons suis­ses pour innover et séduire les consommateurs, le gamaret serait un bon exemple. Créé en 1970 par le centre de recherche Agroscope de Caudoz-Pully, le cépage a été obtenu à partir d’un croisement entre le gamay et le reichensteiner, un cépage blanc allemand. L’Agroscope cherchait à élargir la palette des cépages, notamment dans les régions suisses au climat plus frais, là où, par conséquent, le choix de l’encépagement était plus limité. Ses caractéristiques de cépage mi-rouge mi-blanc devaient en outre apporter de la couleur aux vins d’assemblage.

 

Quatrième cépage rouge de Suisse
Vingt ans plus tard, les vignerons du pays ont mis à l’essai le croisement B13, finalement baptisé «gamaret», et l’ont presque immédiatement adopté, à la fois pour son aptitude à fournir des vins structurés et son excellente résistance à la pourriture. Il est en effet apparu nettement moins sensible au botrytis qu’un cépage tel que le gamay. Il s’est en outre avéré aussi fertile et régulier que les clones de pinot noir.

 

Le gamaret a pu dès le départ s’appuyer sur ses qualités intrinsèques autant que sur un contexte porteur. Au tournant des années 1990, les vignerons bénéficiaient d’une certaine liberté pour planter de nouveaux cépages, la loi étant moins contraignante qu’aujourd’hui. Parallèlement, le public s’est montré disposé à apprivoiser des vins aux saveurs différentes. Les vins issus de ces cépages ont permis de toucher des consommateurs plus jeunes, amateurs de vins rouges plus structurés et colorés, dotés d’un bon potentiel tannique.

 

Ainsi, le gamaret a vite trouvé sa place sur le marché des vins suisses, marché régional par excellence. La «suissitude» du cépage constitue en outre un atout supplémentaire. «Les consommateurs apprécient les cépages autochtones», note Martin Wiederkehr, directeur de La Cave de Genève. Ce facteur a joué un rôle dans son appropriation immédiate. Aujourd’hui, les données de l’Office fédéral de l’agriculture placent le gamaret au quatrième rang des cépages rouges nationaux, derrière le pinot noir (50%), le gamay (17%) et le merlot (12%), mais devant le garanoir.

 

Un vin du bassin lémanique
Le gamaret est essentiellement l’apanage des caves romandes, et plus particulièrement celles du bassin lémanique. Pendant une dizaine d’années, de 1999 à 2010, le
gamaret a été le cépage le plus planté de Suisse, avec le merlot, et principalement en Suisse romande.

 

Dans les années nonante, l’offre viticole genevoise devait se réinventer. L’apparition de ce nouveau cépage, parfaitement adapté au climat et au sol du bout du lac, a contribué de façon positive à l’image de la Genève du vin. Le gamaret en est d’ailleurs devenu un cépage emblématique. L’an dernier, les cantons lémaniques Genève et Vaud cumulaient 60% des surfaces viticoles suisses dédiées au gamaret.

 

Sa progression aura été fulgurante: le pays comptait quelque 260 hectares plantés en 2004. Neuf ans plus tard, la surface des vignes de gamaret en production atteignait pas moins de 413 ha (+59%). L’an dernier, le Jura était le canton qui accordait la plus grande part de son vignoble à ce cépage (15,9%), devant Genève (14,9%) et Fribourg (12,9%).

 

En hectares, toutefois, le classement est bien sûr très différent. En 2013, les cantons les plus tournés vers la culture du gamaret étaient Vaud, avec 141,2 ha, et Genève avec 120,2 ha; le Valais, avec 97,2 ha, fermait le podium. Le canton de Genève comptait ainsi l’an dernier une surface conséquente de gamaret, en comparaison des 150,9 ha de pinot noir de son vignoble. Suite à son succès dans le pays, le gamaret a fait l’objet d’essais dans le Beaujolais, en France. Ces derniers ayant été concluants, le cépage a été introduit en 2010 dans le catalogue français des cépages autorisés. 

RELAISDUVIN.COM, 24 octobre 2014

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EXPERTS AU SERVICE DES VIGNERONS

 


Daniel A. Santschi.
Les vignerons suisses peuvent donner une meilleure visibilité et dynamiser leurs activités par le biais de Relais du Vin, première plate-forme suisse de marketing du vin. Fondée par Daniel A. Santschi, passionné de vin et expert marketing, elle permet aux professionnels de la vigne et du vin de mettre en œuvre des stratégies de communication et de vente efficaces. Fort de ses dix-sept ans d’expérience sur le terrain, Daniel A. Santschi, qui a notamment dirigé Obrist à Vevey et La Cave de Genève, privilégie une approche stratégique globale et concrète pour les vignerons.

 

Le marketing, la communication, la commercialisation, l’internet et les réseaux sociaux constituent des aspects cruciaux pour la réussite des exploitations. Le risque de se disperser ou d’investir dans des supports à l’impact insignifiant est grand: annonces  dans des gazettes à la diffusion confidentielle, inscriptions sur des portails internet superflus, cartes de rabais inefficaces, les exemples ne manquent pas. Avoir une telle vision d’ensemble est indispensable aujourd’hui. Les exploitations même les plus petites peuvent prétendre à des résultats tangibles par le biais d’une vraie structure de communication.

 

L’objectif de Relais du Vin est donc de rendre le domaine de ses partenaires le plus attractif possible, en incitant également les consommateurs à s’y intéresser et à se déplacer. Daniel A. Santschi parachève ainsi le travail de longue haleine que mènent les vignerons sur le terrain. L’ajout de talents et de compétences est forcément bénéfique, les sept vignerons de l’association Peissy 912 l’ont bien compris. Leur collaboration avec Relais du Vin en est la meilleure preuve. Leur Fête de la Saint-Martin avait dix-huit ans, il était temps de la redynamiser pour toucher un nouveau public, tout en conservant les fidèles. Ils se sont alors tournés vers Relais du Vin pour développer un nouveau concept et une nouvelle identité visuelle.

 

Record d’affluence pour la Saint-Martin
Tout en conservant les caractéristiques et la tradition de ce vignoble genevois, l’équipe de Relais du Vin a fait évoluer le programme de cette grande fête populaire, aidé à la mise en place d’une association et repensé les moyens de communication. Ainsi depuis l’an dernier, une vente aux enchères lance la manifestation. Sept barriques différentes de 225 litres sont vendues «à la bougie», dans l’esprit des Hospices de Beaune. Les acquéreurs ont reçu leur vin sous forme de bouteilles de 75cl ornées d’un nouvel habillage créé pour cette occasion, la Cuvée 912.

 

«Un tel événement nous a permis d’intéresser un public de chefs d’entreprise, de négociants et de restaurateurs», explique Bernard Rochaix, président de l’association Peissy 912. Cette dernière s’appuie, en plus des moyens classiques tels que les affiches, flyers, annonces, sur un site web dédié ainsi que sur une page Facebook. Cette double présence en ligne a permis à l’association de communiquer de manière directe et moderne, notamment avec un public plus jeune et urbain qui échappe souvent aux vignerons.

 

La somme réunie lors de la vente aux enchères et la fréquentation de la fête en 2013 attestent du succès de la démarche, autant que de la pertinence de la vision en amont. Pour Bernard Rochaix et ses confrères, le rôle de Relais du Vin est précieux. «En sous-traitant la stratégie de communication et la promotion de la fête, on gagne un temps précieux et au final, le résultat se voit». La 20e édition de la Fête de la Saint-Martin de Peissy aura lieu le 8 novembre prochain, la vente aux enchères, au domaine des Bossons.
AH-RDV

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UN VIN POLYVALENT, COLORÉ ET RAFFINÉ

 

Le gamaret donne des vins rouges colorés, équilibrés et structurés, aptes à un certain vieillissement. Ses caractéristiques le rendent particulièrement intéressant en monocépage ou en assemblage, avec le pinot noir, le gamay et le garanoir, par exemple. Il développe en bouche des arômes de fruits noirs sur des tannins au grain légèrement relevé, qui en font l’accompagnement idéal pour la chasse ou une longeole. «Grâce à ses propriétés polyvalentes, l’œnologue peut décider d’avoir un gamaret sur le fruit ou au contraire plus tannique», déclare Martin Wiederkehr, directeur de la Cave de Genève. En gastronomie, ce vin accompagnera donc aussi bien les mets italiens que des grillades, à commencer par le canard.
 
Les premiers gamarets de La Cave de Genève portent le millésime 1993. Ainsi, l’emblématique cru «La Clémence» datant de cette année dégusté récemment montre que ce cépage peut être apprécié en vin de garde. «Quand il est vieilli en fût de chêne, il gagne en complexité et en rondeur», indique Martin Wiederkehr, qui se félicite du succès rencontré auprès des consommateurs et des professionnels.


Joli succès outre-Sarine et à l’étranger
Après avoir conquis les consommateurs romands, le gamaret «s’exporte» de plus en plus outre-Sarine ainsi qu’à l’international. «Il fait l’unanimité auprès des sommeliers étrangers et se positionne sur le segment premium», relève avec satisfaction le directeur de La Cave de Genève. Pour preuve, les crus de la gamme du chef genevois Philippe Chevrier rencontrent, par exemple, un franc succès en Chine, où certains hôtels le proposent à 100 dollars la bouteille. Réussite technique et commerciale helvétique, le gamaret est assurément une richesse nationale.
RELAISDUVIN.COM

 

 

 

 

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