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La traite robotisée en toute liberté


Le premier robot Lely Astronaut A5 vient d’être installé en Suisse romande. Cette nouvelle génération d’équipement met le confort de la vache au premier plan.


Traite robotisee


Les robots de traite ont bien évolué depuis que les premiers ont été mis en service en Suisse il y a une vingtaine d’années. A l’époque, les éleveurs en étaient les grands bénéficiaires, en se libérant d’une tâche astreignante. Plusieurs générations de robots se sont succédé, avec diverses améliorations, notamment en termes d’efficacité. Il y a quelques mois, DeLaval présentait son nouveau robot VMS 300, plus rapide et plus précis. Aujourd’hui, c’est la vache qui bénéficie des dernières innovations avec le Lely Astronaut A5.  Sorti en avril 2018, il a été présenté vendredi 23 novembre sur une exploitation neuchâteloise,la première à s’équiper en Romandie.

Circulation libre
«Cette nouvelle génération de robots bénéficie de plusieurs avancées issues de l’observation du comportement des vaches, sans oublier l’aspect économique», énumère Grégoire Duboux, conseiller de vente auprès de Lely. Le dernier modèle est en effet doté:
– du concept i-flow de rentrée et sortie en ligne droite, sans obstacle; les vaches sont plus enclines à aller visiter le robot dans ces conditions;
– d’un bras hybride novateur qui allie la souplesse du pneumatique à la rapidité,au silence et aux économies de l’électricité; la traite est 4% plus rapide;
– d’une pompe à lait, d’un ordinateur de bord et d’une technologie interne plus modernes;le robot a été conçu pour que les coûts d’entretien et de dépannage soient réduits.

Par ailleurs, le modèle A5 est ouvert: les vaches voient leurs congénères et bénéficient d’un espace confortable pendant qu’elles se font traire. Il a été testé sur le terrain avant d’être commercialisé, ce qui en fait un système particulièrement fiable. «C’est en fait tout le concept qui a été amélioré. Ce qui est au centre, c’est la libre circulation des vaches: elles décident si elles veulent manger, boire, se coucher ou se faire traire. Pour cette étape, tout a été pensé pour qu’elles soient le moins stressées possible. Une vache qui se sent bien produit mieux», explique Grégoire Duboux. La rentabilité est aussi un paramètre important dans la conception des nouveaux robots avec, notamment, une meilleure efficacité énergétique.

Enfin, le robot A5 bénéficie d’un écran tactile intuitif. Le logiciel de suivi de troupeau sur ordinateur permet quant à lui d’avoir en tout temps la vision globale du troupeau: le robot enregistre en effet les informations lors de la traite et les transmet. L’éleveur reçoit une alarme lorsque quelque chose ne fonctionne pas.

Davantage de souplesse

Sur son exploitation d’une cinquantaine d’hectares à Saint-Aubin-Sauges (NE), Dominique Mori trait une quarantaine de Montbéliardes. Précédemment équipé d’une salle de traite 2x3 épi dans un bâtiment datant de 1983, il a souhaité passer au robot pour avoir davantage de souplesse dans l’organisation de son travail. «Je suis seul sur l’exploitation, alors avec la traite classique, je devais arrêter les travaux,aller traire, et retourner terminer ensuite. Ce n’était pas très agréable pour la vie de famille.Et puis, le robot, c’est l’avenir, c’est un équipement qui est au point, alors pourquoi pas avancer dans cette direction», témoigne-t-il.

Après trois mois d’utilisation (le robot a été dans un premier temps installé sur l’aire d’attente pendant que la salle de traite était transformée), l’éleveur s’estime satisfait. «Les bêtes se sont très bien habituées au robot. Par contre, il est clair qu’il faut de l’aliment pour les y attirer, constate l’éleveur. Elles sont calmes, mais elles l’étaient déjà auparavant.»

D’après lui, se familiariser avec le robot n’était pas difficile, l’écran tactile étant notamment très convivial. Et il estime gagner du temps. «En fait, maintenant, je travaille différemment », précise-t-il. Il produit actuellement 350 000 litres et espère atteindre 400 000 à 450 000 litres avec le robot. «Aujourd’hui, ce ne sont plus forcément de grosses exploitations qui s’équipent avec un robot de traite. Les exploitations de 20 à 40 vaches sont majoritaires. Les structures familiales souhaitent aussi, pour leur confort, bénéficier de l’automatisation», ajoute Grégoire Duboux. Le robot Lely Astronaute A5 revient, sans options et pour une quarantaine de vaches traites, à environ 180 000 francs. Il sera présenté lors d’Agrama sur le stand de Lely.
Elise Frioud, 30 novembre 2018

 

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