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La technologie pour un suivi pointu


Parmi pléthore de dispositifs, Sensehub permet de suivre la santé et la reproduction des bovins.


Solutions connectées


Lorsqu’on est éleveur, il n’est pas toujours aisé de concilier la gestion de troupeau et des activités à l’extérieur de l’exploitation. Les capteurs connectés peuvent se révéler  très utiles puisqu’ils informent de toute situation différant de la normale. Parmi la multitude de solutions sur le marché, Swissgenetics revend les capteurs Sensehub, conçus par la firme Allflex.
Yvan Hodel, chef de ventes régional chez Swissgenetics, énumère les possibilités techniques qu’offre l’appareil en fonction des options choisies. Utilisable à la fois dans les troupeaux laitiers et allaitants, la variante de base se focalise sur le dépistage des chaleurs. Avec le volet intermédiaire, la détection de la mise bas et des troubles de la santé s’ajoutent. Le paquet premium insère le signalement du stress thermique ainsi que deux modules, l’un sur la nutrition et l’autre sur la routine d’élevage. 

Un index pour chaque paramètre
Le dispositif mesure les mouvements de tête de la bête ainsi que les vibrations. Placé à l’oreille ou autour du cou des animaux, il détecte le temps passé à ruminer, à ingérer ou à se déplacer. Il peut se monter sur un collier déjà existant. Une fois installés, les capteurs enregistrent 35 heures d’activités, chaque nouvelle heure efface la plus vieille donnée enregistrée. En fonction des courbes dessinées, le programme crée des index pour chaque paramètre surveillé. Lorsque des mesures s’écartent d’un certain seuil, l’agriculteur reçoit une alarme. Il lui est alors recommandé de consulter la courbe en question afin de comprendre la raison de l’alerte reçue. Au préalable, le logiciel demande d’introduire manuellement les données de chaque animal. Yvan Hodel précise: «Nous travaillons sur une synchronisation avec la BDTA ainsi qu’avec tous les systèmes de gestion de troupeau». Il est aussi recommandé d’insérer les éléments du parcours de la vache au fil du temps afin d’accroître la précision des informations reçues. Un boîtier doit être placé dans la ferme pour assurer le relais des informations entre les capteurs et le programme informatique qui répertorie et met en valeur les données. Une connexion internet s’avère donc nécessaire. Les échanges d’informations ont lieu dans un rayon limité. «Ceci signifie que la mise à jour des données s’effectue par exemple au retour de la journée au pâturage. Pour s’assurer de disposer des données en continu, l’agriculteur peut se munir de boîtes relais supplémentaires qu’il peut déplacer», indique le technicien. Ceci rend le système adapté également aux exploitations d’estivage, pour autant qu’un réseau téléphonique puisse être capté. Pour équiper un troupeau, les coûts fluctuent en fonction des options choisies. Yvan Hodel compte grosso modo 250 francs par capteur en tout et pour tout.

Vaste offre pour les vaches
Quelques autres dispositifs connectés sont également présentés au fil de ce dossier. Pour les vaches, l’offre est vaste, alors que le panel pour les truies, les pondeuses, les veaux à l’engrais, les moutons et les chèvres s’avère restreint. Ce lien donne accès à un recensement des produits sur le marché: http://link.ira.agroscope.ch/fr-CH/publication/43729
Sabine Guex, 4 novembre 2020
 
 

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CINQ FONCTIONS EN UN COLLIER

Pour Frédéric Schrago, responsable de projets chez GEA, l’utilité des solutions connectées ne se discute plus. «Le dispositif Cowscout assure cinq fonctions avec un seul collier. Il enregistre l’activité de la vache pour suivre les chaleurs et est ainsi en mesure d’indiquer l’heure idéale de l’insémination. Il veille aussi sur sa santé puisqu’il répertorie le temps qu’elle passe à ingérer du fourrage, à ruminer ainsi qu’à être inactive, c’est-à-dire couchée. Simultanément, le collier gère les modules pour la traite et le distributeur d’aliments concentrés (DAC).» Cette option devient presque incontournable lorsque qu’un producteur de lait agence sa ferme chez GEA. Le spécialiste détaille: «Au niveau des coûts, cet équipement est très accessible. Pour un collier avec le capteur Cowscout, il faut débourser entre 150 et 200 francs par tête, alors que la version standard pour l’identification individuelle de la vache pour la traite et le DAC coûte environ 100 francs». Les frais liés à la pose de l’antenne nécessaire à la transmission des données peuvent être englobés dans le projet. Le système fonctionne au pâturage dans un rayon allant jusqu’à 500 m autour de la ferme.
SG, 4 novembre 2020
 
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LA GEOLOCALISATION EN PLUS

UFA revend le système Smartbow, mis sur pied par la firme Zoetis. A l’instar des autres solutions connectées, une alarme informe l’agriculteur lorsque des bêtes nécessitent de l’attention en cas de problèmes de santé ou de chaleurs. Le capteur se fixe à l’oreille des bovins et reconnaît les mouvements typiques de cette partie du corps lors de la rumination. Les comportements qui s’écartent de l’activité habituelle trahissent donc un éventuel problème de santé. Pour ce qui est des chaleurs, le système se base sur le comportement typique de l’animal porteur et développe ainsi sa précision au fil du temps.  «De plus, Smartbow permet de repérer une vache spécifique dans le troupeau grâce à la fonction de géolocalisation», note Gwendoline Faehndrich, conseillère chez UFA. Si l’on souhaite disposer de données synchronisées en permanence, il est nécessaire d’acquérir des émetteurs supplémentaires pour suivre les vaches hors du périmètre de base. Différents modules de géolocalisation, de détection de chaleur ou pour le contrôle de la santé sont proposés. Pour s’équiper, il faut compter, selon le module choisi, environ 120 francs par tête.
SG, 4 novembre 2020

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UN CONCEPT POUR DIVERS ANIMAUX

Développé en Australie, le capteur Ceres Tag ne se cantonne pas aux bovins. Il peut aussi se poser sur des porcs, des moutons ou des chèvres. Fixé à l’oreille des bêtes, ce dernier traque la localisation de son porteur, mais également son taux d’alimentation et ses déplacements. A ceci s’ajoute encore la mesure de la température ambiante. La firme s’est associée à des entreprises de satellites en orbite basse, ce qui garantit une actualisation constante des bases de données sans devoir recourir à des équipements additionnels. Pour identifier les animaux potentiellement malades, les algorithmes interprètent les changements de comportement. Des mouvements plus lents, un faible appétit ou un manque d’intérêts pour les congénères alertent le système. Le concept permet aussi de lutter contre le vol d’animaux du fait que le capteur assure un traçage GPS. Il peut aussi servir à anticiper des attaques par des prédateurs via la détection de changements comportementaux. Les concepteurs évoquent également une utilisation adaptée à la surveillance de la faune. Une version destinée aux animaux de compagnie est en cours d’élaboration.
SG, 4 novembre 2020

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POULETS SURVEILLES PAR UN ROBOT
 
Elaboré par la firme espagnole Faromatics, le robot Chickenboy parcourt les halles à poulets. Contrairement aux autres solutions présentées, ce dispositif ne travaille pas à l’échelle de l’individu mais se focalise sur la santé de l’ensemble du cheptel. Fixé au plafond, le boîtier pèse 25 kilos et avance sur des rails espacés de 3 à 5 mètres. Afin d’assurer le bien-être des animaux, il analyse le climat dans le bâtiment et vérifie le bon fonctionnement des équipements, notamment des abreuvoirs. Il classifie également les fientes pour déterminer la qualité de la digestion. Le robot détecte les animaux morts ou sévèrement compromis ainsi que les endroits mouillés de la litière. Avec les données relevées dans la halle, le programme crée différentes cartes. L’une décrit le confort thermique en s’appuyant sur la mesure de la température, de l’humidité relative ainsi que de la vitesse de l’air. Une seconde suit la qualité de l’air en fonction de la concentration en ammoniac et en dioxyde de carbone dans la halle, alors que deux autres  cartes répertorient la lumière et le son. Lorsque des conditions anormales sont détectées, le responsable est informé.
SG, 4 novembre 2020

 

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