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Rénover d’anciennes machines pour réduire les coûts de production


L’autoconstruction permet d’avoir un parc machines fonctionnel à faibles coûts. Les engins peuvent facilement évoluer en fonction des besoins de l’exploitation.


AG15 Strip-till Jacques Echenard SM


Jacques Echenard, agriculteur à Pailly (VD), a rénové de nombreuses machines pour les adapter à ses besoins. Il cultive 14 ha, ce qui ne lui permet pas d’investir dans des engins neufs. Sa formation de mécano agricole l’aide dans ses projets d’autoconstruction. Toutefois, il pense que chaque agriculteur peut donner une deuxième vie à une vieille fraise rotative avec de bonnes connaissances en soudure, des outils de base, de l’inventivité et de la volonté.

Une structure de base pour commencer
Pour chacune de ses autoconstructions, l’agriculteur vaudois a utilisé des anciennes machines pour avoir une structure de base. Ce procédé permet de gagner du temps et contribue en règle générale à faire des économies. De plus, il y a une certaine démarche écologique.

Pour son premier projet, il a investi 400 fr. dans un déchaumeur Ott qui mesurait 2,5 m en largeur. Pour le transformer, il s’est inspiré des semoirs directs Eco-Dyn qui sont réputés dans le domaine de l’autoconstruction, notamment en France. Il a commencé par élargir la structure à 3 m et a ajouté un quatrième tronçon à l’arrière. Il a ensuite placé des supports de dents de l’entreprise canadienne Bourgault avec un espace de 25 centimètres. Ces derniers ont l’avantage de permettre un changement rapide des dents grâce à un système innovant. C’est pourquoi il a acheté des dents pour le semis direct ainsi que pour le scalpage. La machine peut ainsi effectuer deux travaux spécifiques. Pour la trémie, il a tout d’abord récupéré celle d’un Nodet. Il l’a par la suite changée pour une version plus pratique et a installé deux petits semoirs pour les engrais starter ainsi que les sous-semis.

Avec le recul, Jacques Echenard s’est rendu compte que la trémie alourdissait passablement la structure. Il a donc décidé de l’enlever et de travailler avec une trémie frontale pour mieux répartir les charges sur le sol ainsi que pour pouvoir transformer la machine en un outil porté, plus pratique dans les petites parcelles.
Il estime que les différentes transformations ont coûté environ 3000 francs. «Ce projet est un bon exemple pour montrer l’évolution d’une autoconstruction en fonction de mes réflexions et de mes expériences. Ce dispositif m’a permis de limiter mes coûts de production.»

Une question de temps
L’autoconstruction permet de faire des économies. Toutefois, il faut être prêt à y passer du temps. Pour fabriquer son Strip-till, Jacques Echenard a compté entre 150 et 200 heures de travail réparties sur plusieurs années.

Pour fabriquer cet engin, il a acheté une fraise Falc d’occasion à laquelle il a enlevé des dents pour ne travailler le sol que tous les 50 cm sur une surface d’environ 10 cm. Il a aussi ajouté des dents de décompaction à l’avant pour créer un bon lit de semence. Afin d’obtenir un outil plus compact et moins lourd, il a enlevé le rouleau à l’arrière de la fraise et a monté le semoir monograine directement sur la structure. Il a préféré un entraînement par prise de force pour gagner en efficience. «Cette démarche a nécessité un certain temps. Mais grâce à cela, je possède maintenant un Strip-till qui répond à mes besoins ainsi qu’à ma philosophie qui est d’avoir des machines pratiques, performantes et aussi légères que possible. Je sème toutes mes cultures sarclées avec cette autoconstruction sans aucun souci.»

Diverses sources pour trouver des idées
Afin d’alimenter ses idées d’autoconstruction, Jacques Echenard se renseigne via divers canaux. Il a par exemple visité des exploitations en France. «Il faut être curieux.» La coopérative d’autoconstruction l’Atelier paysan met à disposition de nombreux plans sur son site internet. «Je pense aux améliorations de mes machines principalement quand je les utilise. Après je les garde dans un coin de ma tête et les concrétise dans mon atelier quand j’en ai la possibilité.»

Pas besoin de posséder du matériel haut de gamme pour fabriquer ses propres machines. Le plus important est d’avoir à disposition une perceuse à colonne, un poste à souder (plasma si possible), un moyen de levage et de quoi couper et poncer le métal.

Sur le web
Steve Montandon, le 16 avril 2021

 

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