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Des robots aspirateurs assurent une bonne évacuation des déjections


L’automatisation gagne de plus en plus les étables. Avec le Discovery Collector, Lely propose une solution innovante: le lisier n’est plus raclé, mais aspiré avant d’être déversé dans la fosse.


lely discovery collector


A Oppens (VD), Pierre-Alain Dubrit détient, avec son fils Ludovic, quelque 70 vaches laitières dont le lait est transformé en Gruyère AOP. Depuis juillet 2019, l’exploitation s’est dotée d’un robot aspirateur de lisier: le Lely Discovery Collector. Après six mois d’expériences, les propriétaires de la machine sont pleinement satisfaits de leur investissement.

Gain de temps considérable
Construite en 1989, la stabulation était initialement conçue en couche profonde, avant d’être équipée de logettes entre 1995 et 1996. Dans un tel bâtiment transformé, il n’était pas possible d’installer un racleur. Les allées et la courette n’étant pas posées sur caillebotis, le recours à un robot racleur s’avérait également impossible. «Nous avons d’abord évacué les déjections avec un tracteur, puis avec un chargeur compact équipé d’un racloir», explique Ludovic. «Ces travaux d’évacuation du lisier mobilisaient une personne et un engin durant une heure et demie et ce, chaque jour de l’année.» Aujourd’hui, outre les contrôles visuels lors des passages réguliers dans la stabulation, les agriculteurs ne consacrent plus que 30 à 45 minutes par semaine pour le nettoyage complet de la machine, en particulier de ses sondes.

«Comme toutes les entreprises, nous avons cherché à diminuer nos heures de travail», commente Pierre-Alain Dubrit. Avec son fils, ils peuvent profiter du temps libéré pour d’autres tâches sur leur exploitation. «Cela soulage aussi le travail durant le week-end», explique Ludovic.
 
Travail en continu
La machine pulvérise de l’eau à l’avant pour permettre une meilleure aspiration du lisier ainsi qu’à l’arrière pour ralentir la vitesse de séchage et améliorer l’adhérence de la surface nettoyée. Cette fonction peut être bloquée lorsque le risque de gel est trop important.

Le robot fonctionne 24 h/24. Il suit différents chemins prédéfinis. «Pour l’heure, nous avons programmé 6 trajets différents. Mais nous allons encore affiner son travail avec deux chemins supplémentaires», note Ludovic Dubrit. «Au total, la machine fait 30 trajets par jour, programmés notamment en fonction des heures de traite et d’affouragement. Cela représente 10 heures de travail quotidien. Le reste du temps, il se recharge.» A la fin de chaque déplacement, le robot passe à la station de déchargement, au-dessus de la fosse, dans laquelle il vide son réservoir à lisier d’une capacité de 300 litres. Il se tourne ensuite vers la station d’eau, où il remplit son réservoir de 70 litres. Il s’en va alors recharger sa batterie à la station de charge.

«La machine se repère aux bordures qui doivent avoir une hauteur minimale de 15 cm», poursuit Ludovic Dubrit. «Nous avons donc installé une telle bordure tout autour de la courette et rehaussé les logettes.» Le robot ne supportant pas d’être éloigné de plus de 6 m d’une bordure, les Dubrit ont aussi dû prévoir un îlot central dans leur courette. «Cet îlot nous sert aussi dans la gestion de l’aire d’attente des vaches avant la traite.»

Gain en propreté
Avant l’entrée en service de leur robot, les agriculteurs vaudois craignaient les réactions du bétail. «Mais les vaches se sont habituées très vite», relève Ludovic Dubrit. «En trois jours à une semaine, elles ont toutes appris à se déplacer pour faire place au robot.» Le calme règne effectivement dans leur stabulation.
Les exploitants ont aussi dû modifier la couche dans les logettes creuses. La paille hachée a remplacé la paille longue pour éviter la formation de tas de fumier trop difficiles à aspirer.

«Depuis que nous avons ce robot, nous avons gagné en propreté», souligne Ludovic Dubrit. «Les vaches sont plus propres en salle de traite, comme dans les logettes. Nous avons constaté une baisse des butyriques dans le lait.» Désormais, les animaux profitent en permanence d’une partie non souillée de leur aire de promenade. Le jeune agriculteur espère que cela participe aussi à leur lutte contre la maladie de Mortellaro.

Investissement raisonnable
Pour acquérir un robot Discovery Collector, il faut compter quelque 40 000 francs. Un investissement conséquent pour évacuer des déjections, mais qui, au regard des économies de temps de travail qu’il représente, peut s’avérer être rapidement amorti.

«Actuellement, 34 exploitations suisses en sont équipées», précise Grégoire Duboux, responsable des ventes de Lely en Suisse romande. Commercialisée depuis peu, cette machine connaît un certain succès. «Notre carnet de commandes est particulièrement rempli», se réjouit Grégoire Duboux.

De son côté, Pierre-Alain Dubrit envisage de se tourner toujours plus vers des solutions automatisées: «On ne peut pas aller contre le progrès!»
Vincent Gremaud, 14 février 2020
 

 

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