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«Il faut communiquer davantage sur la qualité des légumes suisses»


Directeur de l’Union maraîchère suisse (UMS) depuis près de trois ans, Matija Nuic revient sur cette année délicate et évoque les défis ainsi que les perspectives pour la branche.

Comment se passe l’année 2021 pour la production maraîchère?
Comme les producteurs d’autres branches, les maraîchers vivent une année très difficile. Les quantités ne sont pas au rendez-vous. Dans le cas de certains produits à l’image des salades, la possibilité de mettre en place plusieurs séries donne heureusement plus de chances. Reste à espérer que la météo soit favorable pour les légumes de garde. «J’essaie toujours de penser à ce qui est bon pour nos membres»
 
Avez-vous pu trouver des arrangements pour la prise en charge de légumes ne répondant pas à tous les critères du marché?
La grande distribution, principal partenaire de la branche, a fait preuve de flexibilité cette année en acceptant de commercialiser les calibres non compatibles avec les exigences habituelles. Elle a aussi joué le jeu l’an passé, en prenant en charge la marchandise non écoulée suite à la fermeture des restaurants. Le gaspillage alimentaire est un thème important à nos yeux. Nous voulons jouer un rôle actif dans la mise en place du plan d’action de la Confédération pour réduire de moitié les pertes de denrées alimentaires d’ici 2030. Le gaspillage alimentaire reste d’actualité dans la branche… La RTS s’est fait l’écho de tonnes de légumes détruits le printemps passé… En l’occurrence, le problème était lié à la concurrence des importations hors de la période de protection des produits concernés. Les maraîchers suisses ne peuvent pas rivaliser avec l’offre étrangère bon marché. Les détaillants, qui se livrent une guerre des prix, sont tentés de se tourner vers cette dernière.
 
Pensez-vous qu’il faut adapter le système de protection à la frontière?
Des discussions sont en cours à ce sujet. Les adaptations requises diffèrent d’un légume à l’autre. La chicorée rouge est par exemple protégée à partir du 30 mars mais cette mesure s’avère inutile à ce moment de l’année, au vu de l’absence de production avant mi-mai. La tomate, par contre, est recherchée sur une plus longue période. Il serait donc justifié d’allonger la durée de sa protection. La pression sur les prix fait rage mais les coûts de production tendent à augmenter.
 
Si vous souhaitez lire la suite de cette interview du directeur de l'UMS (en page 3), vous devez disposer de votre mot de passe pour accéder à l'Espace abonné: www.agrihebdo.ch/newspaper


 

 

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