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Agroscope. Lutter contre les renouées asiatiques en étudiant ses organes souterrains

Les renouées asiatiques font partie des plantes envahissantes rhizomateuses les plus problématiques en Suisse. Bien connaître leur mode de reproduction végétative permet de mieux les combattre.

Différences morpho-anatomiques entre les rhizomes et les racines chez les renouées asiatiques.Antoine Jousson

Antoine Jousson, Agroscope et WSL, Gianni Boris Pezzatti, Marco Conedera et Patrik Krebs, WSL, ainsi que Guido Maspoli, Canton du Tessin

Antoine Jousson, Agroscope et WSL, Gianni Boris Pezzatti, Marco Conedera et Patrik Krebs, WSL, ainsi que Guido Maspoli, Canton du Tessin

20 février 2024 à 11:49, mis à jour à 11:50

Temps de lecture : 4 min

Originaires de l’est de l’Asie, les renouées asiatiques (Reynoutria japonica aggr.) sont des plantes herbacées pérennes avec des tiges annuelles atteignant 4 m de haut. En Europe, les renouées asiatiques ont été importées comme plantes ornementales et fourragères dès le début du XIXe siècle. Leur naturalisation a ensuite été observée un siècle plus tard. En Suisse, les renouées asiatiques sont présentes principalement à l’étage collinéen et figurent sur la liste InfoFlora des néophytes envahissantes en mesure de causer des dommages à l’environnement.

Leurs populations denses, presque impénétrables, peuvent localement causer des impacts majeurs. Elles réduisent la diversité des espèces végétales et animales, ainsi que l’abondance des micro-organismes du sol, modifiant par conséquent sa composition. Lorsqu’elles sont présentes en grandes quantités et qu’elles envahissent les parcelles dédiées aux activités agricoles, les renouées asiatiques entravent les rendements et entraînent des coûts d’entretien supplémentaires en raison des difficultés liées à la lutte et à leur élimination correcte.

Sous nos contrées, la reproduction des renouées asiatiques est presque exclusivement végétative grâce à la capacité régénérative des fragments de rhizomes ou de tiges. Par conséquent, le processus d’expansion est fortement lié aux risques de transport de fragments en raison d’une mauvaise gestion des déchets verts et au déplacement de terre contaminée, ainsi qu’aux inondations qui peuvent charrier des fragments sur de longues distances.

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