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Préparer la lactation dès le tarissement


Un démarrage de lactation optimal dépend de la maîtrise de plusieurs facteurs, notamment de l’alimentation des vaches lors du tarissement et de la préparation au vêlage.


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Développer une stratégie adaptée aux vaches taries est fondamental pour obtenir une performance laitière adaptée au profil laitier de l’exploitation. Une bonne préparation avant vêlage est également essentielle. Si des maladies métaboliques apparaissent, elles sont très souvent provoquées par une préparation inadaptée durant la période avant le vêlage.
 
Etre attentif en période de tarissement
En période de tarissement, le logement et le confort sont primordiaux. On évitera de stresser et déplacer les animaux trop souvent. De l’eau de bonne qualité doit être disponible (hygiène des bassins, température, accès). Regrouper les vaches taries à l’écart du troupeau et de l’ambiance de traite. Mettre au repos physiologique la mamelle pour assurer sa régénération et son assèchement.

Il convient de toujours mettre à disposition une ration digestible de haute qualité en évitant toute contamination. Un fourrage appétant et volumineux permet d’éviter une variation de poids vif durant cette période et surtout de maintenir la taille des papilles du rumen. Si la ration des taries n’est pas suffisante en quantité et pauvre en amidon, une réduction de la taille des papilles est constatée. L’efficacité alimentaire s’en trouve amoindrie.

Une tarie peut consommer entre 13 à 15 kilos de matière sèche en fonction de son état corporel et de sa génétique. Son ingestion baissera à 10-12 kilos les jours avant vêlage. Il est important de contrôler la balance cations/anions (BACA) de la ration totale. Lorsque les intrants sont riches en potassium (fourrages verts ou conservés), le risque de fièvre de lait augmente nettement.

Favoriser un minéral spécifique au tarissement, pour reconstituer les réserves, renforcer le système immunitaire et préparer à la future reproduction. Ce minéral devrait avoir une teneur en magnésium très élevée, contenir bien entendu du phosphore, mais très peu de calcium et de sodium. Il sera enrichi en ß-carotène et en vitamine A rumino-protégée pour leurs rôles conjoints dans la préparation du follicule et la reproduction. Il devra être très riche en vitamine E, car les besoins sont quadruplés à cette période. On prendra également en compte les oligoéléments tels le zinc, cuivre et sélénium sous forme organique, pour renforcer l’immunité de la vache et de son veau, et la qualité du colostrum.

Durant les quinze jours avant vêlage, la vache doit consommer sa future ration de base et les éventuels concentrés de préparation adaptés. Une bonne préparation, avec une baisse moindre du taux de calcium sanguin, amènera une meilleure involution et nettoyage de la matrice, pour une meilleure fertilité.
 
Il vaut mieux prévenir que guérir
Durant les 60 premiers jours de lactation, il faut surveiller le métabolisme énergétique afin d’éviter les nombreuses maladies métaboliques qui surviennent durant les premières semaines de lactation et qui ont une incidence économique importante pour l’exploitation.

La prévention de la fièvre du lait débute d’abord et avant tout avec un affouragement adéquat durant le tarissement et en préparation vêlage. On veillera à alimenter la vache tarie avec un régime déficient en calcium et potassium ou avec une ration dont la différence en cations et anions (BACA) est faible. Les primipares développent rarement cette pathologie car elles produisent moins de colostrum et ont la capacité de mobiliser rapidement le calcium de leur squelette en croissance.

Il faut également veiller aux vaches qui manquent d’appétit après vêlage. Elles maigrissent beaucoup trop et cela provoque souvent une acétonémie. Cette maladie métabolique se manifeste à 21 jours de façon très marquée. Ne sous-estimez pas les effets de l’acétonémie latente autour du vêlage ou vers 35 à 45 jours de lactation, ils font beaucoup de dégâts et conduisent également à des taux de fécondité très décevants.

En début de lactation, l’ingestion est limitée et ne couvre pas les besoins de l’animal. Il mobilise alors les graisses de réserve transformées en acides gras puis en corps cétoniques au niveau du foie. Ces corps cétoniques sont normalement utilisés comme substrats énergétiques pour la synthèse mammaire notamment. Le glucose est indispensable pour cette utilisation.
Corinne Paillex, Meliofeed SA, 1er septembre 2017

 

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