Menu
 

Equilibrer les nichées pour limiter le nombre de porcelets en sous-poids


Les truies mettent bas des portées de plus en plus grandes. Pour limiter le nombre de gorets en sous-poids, il est nécessaire de prêter attention à la gestion de ces grandes portées.


ag06_Dossier_Porcelet


Entre 2011 et 2016, la sélection génétique appliquée par les éleveurs de porcs a permis d’augmenter le nombre de porcelets nés vivants de un par portée. Ce résultat est spectaculairement rapide. Malheureusement, la production de lait des truies n’a pas suivi la même courbe. Raison pour laquelle les grandes portées sont aussi synonymes d’un risque accru de sous-poids des gorets au moment du sevrage.

La gestion des grandes portées était l’un des thèmes abordés le 25 janvier dernier lors de la Journée porcine 2017 organisée à Grangeneuve par l’Institut agricole de l’Etat de Fribourg (IAG). Les quelque 60 éleveurs et 35 élèves du Centre de formation des métiers de la terre et de la nature (CFTN) de l’IAG ont pu découvrir les diverses possibilités à leur disposition pour tenter de limiter le nombre de porcelets sevrés en sous-poids.

      Equilibrage des nichées
«Equilibrer régulièrement les nichées, c’est le plus important», a insisté Martin Zürcher, cofondateur de l’entreprise PrimärZucht SA, une société active dans le conseil en matière d’élevage porcin ainsi que dans le commerce de truies et de verrats. Il convient donc de déplacer les gorets et de faire en sorte que chaque nichée soit composée de porcelets de même taille afin que tous aient la même chance d’avoir accès à une tétine.

Le premier équilibrage peut se faire entre 12 et 24 h après la mise bas, une fois que les porcelets ont bu leur colostrum. Il peut se faire sans attendre la naissance des porcelets de la dernière truie. Il convient de mettre les porcelets les plus gros et les plus vifs sous les vieilles et grosses truies. Les plus petits devraient si possible être nourris par une truie en deuxième lactation.

Si nécessaire, il est également possible de sevrer une truie de deuxième ou troisième lactation, puis de l’utiliser comme nourrice pour les petits porcelets, tout en veillant à ce qu’elle ne souffre pas de mammite. Si la nourrice n’accepte pas au premier essai les porcelets, il faut reprendre ces derniers, laisser la truie se calmer durant 20 à 30 minutes puis, quand elle est couchée, réessayer.

      Hygiène et température
«Le succès d’une portée se prépare déjà avant la mise bas», a indiqué Martin Zürcher. Pour le spécialiste, seule une désinfection des box de mises bas réalisée dans les règles de l’art permet de minimiser la pression des germes pathogènes. Les mères doivent également être lavées avant d’intégrer la maternité. Durant les trois premiers jours de vie, il faut veiller à maintenir les box propres et secs.

Durant la mise bas, les chambres devraient avoir une température de 22°C. Après un jour, cette dernière peut être abaissée à 19°C et le jour suivant à 17°C.

      Alimentation des truies
L’alimentation de la truie doit évoluer. «Avant la mise bas, il convient de soulager les intestins de la mère avec une alimentation riche en fibre», a expliqué Manuel Jossen, responsable de la centrale de dépouillement (AWS) UFA 2000. «Après la naissance, il s’agit de saturer les truies sans les suralimenter», a renchéri Martin Zürcher. L’un des objectifs est également d’éviter une perte de poids trop importante des truies.

Il faut également veiller à éviter la constipation des mères. Les fèces ont une bonne consistance lorsqu’elles s’écrasent facilement sous la botte.

      Alimentation des porcelets
La prise rapide de colostrum est primordiale. Pour que chaque goret puisse en avoir assez (environ 200 grammes), il est possible de marquer les cinq à sept premiers porcelets et de les mettre de côté quand ils ont le ventre rond. Pour les plus chétifs, il peut être intéressant d’avoir en réserve du colostrum et de le leur donner au biberon. Pour ce faire, il conviendra de prélever du colostrum d’une vieille truie, car ce sont elles qui produisent le colostrum le plus riche en anticorps.

Du quatrième au dixième jour, les porcelets ont besoin de fer pour développer leur immunité active. Une solution de fer sur base de chélates convient parfaitement. Il convient également de leur distribuer de la terre à fouiller (tourbe) et un aliment adapté. Chaque fabricant d’aliment propose un tel produit.

Ces aliments non seulement soulagent les truies et permettre au porcelets de bien grandir, mais ils préparent aussi les gorets au sevrage. «Un porcelet sevré a besoin de deux à trois semaines pour retrouver l’ingestion et la croissance qu’il avait avant le sevrage», a expliqué Blaise Perrey, responsable du département Nutrition animal de Vital SA. Des porcelets grands, équilibrés et en bonne santé sont donc nécessaires pour engraissement réussi.
Vincent Gremaud, 10 février 2017

> Si vous souhaitez lire la suite de cet article dans l'e-paper (en page 27), vous devez disposer de votre mot de passe pour accéder à l'Espace abonné: http://www.agrihebdo.ch/newspaper/

 

E-Paper & Archives

Cette semaine dans Agri

 

Prix du marché

Chaque semaine, suivez l'évolution des prix du marché de la viande, en conventionnel ou sous label: bovins, porcs, ovins. Consultez aussi les prix de la vente directe, des marchés surveillés et de Proviande.

Conseil de saison



Le conseil de saison est publié en ligne toutes les deux semaines, le mercredi; accès réservé aux abonnés.

Voyages

Brochure PA 14-17

Politique agricole 2014-2017

Agri et l’OFAG proposent en libre accès un document PDF regroupant la série «Dossier PA 2014-2017» publiée du 1er novembre 2013 au 2 mai 2014.

Agri - Hebdomadaire professionnel agricole de la Suisse Romande
Site web réalisé par www.webexpert.ch

Actualités

Cette semaine

Dossiers

Prix du marché

Photos

Vidéos

Archives

Voyages